aider bébé à dormir la nuit
BÉBÉ

Mes 7 conseils pour aider bébé à bien dormir la nuit

J’aurais dû rajouter : de la part d’une maman dont le premier « bébé » de 3 ans se réveille encore la nuit… Mais ce n’était pas vendeur dans le titre ! L’avantage, c’est que je parle d’un sujet que je ne connais que trop bien !

Je vous rassure, avec Paul, tout est plus simple et ducoup il sert davantage ma propagande : il dort bien POUR LE MOMENT (les enfants m’ont appris la nuance et la prudence ah ah…).

J’ai donc deux bébés aux besoins différents et avec le recul, j’ai pu identifier  les petits trucs et astuces qui favorisaient leur sommeil.

C’est parti, voici mes conseils :

1) Utiliser une veilleuse la nuit : que vous donniez un biberon la nuit ou que vous allaitiez, l’idée est de conserver une ambiance propice sommeil, qui fait comprendre à bébé que oui, c’est l’heure de manger pour lui mais c’est toujours la nuit pour le reste du monde ! Ah ah ! On peut simplement allumer une petite veilleuse le temps de le nourrir, et puis on chuchote. De cette façon, votre bébé pourra plus aisément faire la différence entre le calme de la nuit et la vie qui bat son plein la journée.

2) Limiter les changes la nuit sauf en cas de selles et d’inconfort de votre bébé (bien évidemment !)…. Ici même principe que pour les repas. Il nous est même arrivé de changer bébé dans le noir (on aime le danger…!) mais l’idée est de changer son bébé dans l’atmosphère la plus tamisée possible.

3) Instaurer un rituel quand on se sent prêt et que l’on sent que bébé l’est aussi. Qu’est-ce que j’en ai entendu parler de ce rituel à l’époque où Raphaël dormait mal… et d’ailleurs cela m’énervait un peu parce qu’on m’en a parlé très très tôt. A une époque où je peinais à trouver le temps de prendre une douche, de manger… A un moment aussi, et il faut le dire, où je n’étais pas dutout remise de mon accouchement (douleurs abdominales, perte de sang, périnée en vrac…). Mettre en place un rituel dès les premiers jours de vie du bébé n’a d’ailleurs, selon mon humble avis (je précise qu’il ne s’agit là que de mon avis) et ma propre expérience de Maman, pas vraiment de sens. A fortiori pour un bébé allaité qui ne mange pas à heure fixe. Je pense que quand on vient d’accoucher, l’idée est déjà de se remettre, de se reposer, d’être à l’écoute de ses besoins propres et de ceux de son bébé sans se mettre une pression sur un cadre à respecter sans quoi votre bébé ne dormira jamais. Bref, vous avez compris, le rituel bien sûr que c’est important, mais à mon sens, c’est quand on le sent, quand on sent aussi que son bébé est prêt ! Pas de pression, et toujours et encore du feeling.

S’agissant de notre propre expérience, le rituel pour Raphaël a dû être instauré autour de ses 4 mois…  Pour Paul aussi de façon approximative. Finalement, je dirais que c’est quand on commence à observer que son bébé s’endort souvent vers la même heure que l’on peut commencer à rentrer dans une routine du soir et à ritualiser le coucher pour qu’il prenne ses repères et se sente ainsi sécurisé.

Notre rituel à nous ?

Le soir, à l’inverse de la spontanéité qui caractérise davantage notre quotidien, comme je suis souvent seule (Papa ours rentre tard), j’essaie de respecter mon organisation (j’ai quand même la chance d’être aidée par les grands-parents de mes enfants une à deux fois par semaine et c’est un vrai luxe !).

Pour Raphaël (3 ans), et Paul (13 mois), nous commençons par le bain tous les deux vers 18h30, puis repas vers 19h. Ensuite je les laisse jouer un peu et je vais coucher Paul vers 19h45.

Nous montons dans la chambre des garçons, j’explique à Paul que je ferme ses volets car c’est l’heure d’aller dormir. Il regarde le store se fermer, ça l’amuse. Ensuite je le mets dans sa gigoteuse et je le câline en lui chantant une petite chanson. Puis je l’embrasse, lui souhaite une bonne nuit, lui dis que nous nous retrouvons demain et que quoi qu’il arrive je suis à côté et je veille sur lui. En général il s’endort seul. S’il pleure, je reviens le rassurer et il trouve toujours son sommeil assez aisément seul ou dans mes bras. Paul dort bien et ne se réveille pas la nuit donc nous le retrouvons le lendemain matin avec des gazouillis et de grands sourires ! Un vrai bonheur !

Pendant ce temps, Raphaël joue en bas dans notre salon. Quand je redescends, je profite d’un moment seule avec lui pour lui lire des histoires. Si Papa ours est rentré, c’est lui qui prend le relais des histoires et je m’occupe de la maison. Il m’arrive aussi d’écouter l’histoire avec Raphaël si la maison n’est pas trop en bazar ! Ensuite, comme Raphaël ne s’endort pas tout à fait seul (ça arrive mais c’est rare), nous nous relayons un soir sur deux avec Papa ours mais nous avons la même façon de procéder. Nous montons dans la chambre des garçons, on chuchote pour ne pas réveiller Paul. Raphaël se glisse dans son lit et on se met à côté de lui. Il demande « une histoire à la bouche », c’est-à-dire une histoire racontée sans livre, une histoire qu’on invente et qu’on lui chuchote. Je peux vous dire que je fais preuve d’imagination et son Papa aussi car en général, Raphaël pose ses exigences : « je veux une histoire avec les schtroumpfs et la pat patrouille », ça donne des histoires très originales avec des mélanges de personnages ! Si je dois me reconvertir je pense que j’ai un avenir dans les scénarios de dessins animés ah ah ! C’est vraiment drôle !

Le fait de lui raconter cette histoire, dans le noir, l’aide à tomber doucement dans le sommeil, ce sommeil qu’il a tant de difficultés à trouver. Puis s’en suit un gros câlin. Raphaël a besoin de ce contact là pour s’endormir. En général il tient ma main, ou il colle sa tête à la mienne. Nous partons de la chambre quand il est endormi. Cela prend plus ou moins de temps. Cette phase d’endormissement, aujourd’hui je la savoure car après une journée au travail loin de mes bébés, ce moment d’exclusivité et de tendresse avec Raphaël est bénéfique autant pour lui que pour moi ou son Papa. La suite de la nuit ? Soit Raphaël nous rejoint dans la nuit pour la terminer en cododo avec nous (ce qui est souvent le cas), soit il ne se réveille pas et vient nous retrouver le matin pour un câlin.

Voilà pour notre routine du soir… !

4) Respecter un rythme mais surtout celui de votre enfant. Avec Raphaël, nous tentions désespérément de le coucher tôt le soir c’est à dire dès 19h30 parce que nous avions lu qu’un enfant devait se coucher tôt. Sauf que Raphaël ne s’est jamais endormi avant 20h30 21h00 et que nous pouvions passer plus d’une heure à l’endormir, tout simplement parce qu’il n’était pas fatigué. A l’inverse il ne s’est jamais réveillé aux aurores, c’est plus souvent 7h30 8h que 6h00 6h30. Bien sûr, il faut que votre enfant ait son quota de sommeil, il ne s’agit pas de le coucher à 00h00. Mais il y a des enfants qui seront plutôt « couche tôt » et d’autres qui tireront un peu plus tard sur la soirée dans la limite du raisonnable. Par exemple, Paul a besoin de sommeil ! A 19h00 il est déjà fatigué et nous le mettons donc au lit vers 19h30/19h45. Chacun son rythme et ses besoins !

5) Être attentif aux signes de fatigue de votre bébé. Un bébé fatigué peut se montrer énervé voire même excité… Il peut y avoir divers autres signes que nous connaissons tous plus ou moins, il s’agit juste d’y être attentif : il se frotte les yeux, il baille, réclame doudou, tétine, se recroqueville dans les bras … Dans ce cas, mieux vaut ne pas attendre pour ne pas louper le wagon du dodo ! Dès qu’on sent que bébé est fatigué, hop, au dodo !

6) Maintenir une température à 19 degrés dans la chambre et adapter l’habillement de bébé à la saison. Je vous mets un lien vers un petit schéma qui m’a bien servi qui permet de savoir comment habiller bébé en fonction de la température et de la saison, c’est juste ici tu peux cliquer.

7) Favoriser les jeux calmes et la détente avant d’aller dormir. Bébé tombera plus facilement dans les bras de Morphée s’il n’est pas excité mais plutôt détendu et apaisé. A vous de voir : un câlin, une berceuse, un massage, autant de doux moments qui favoriseront son apaisement et l’aideront à faire la transition de l’agitation de la journée vers le calme de la nuit.

***

Voilà pour mes conseils. Même s’il s’agit d’une liste et que je n’aime pas particulièrement ce format, je n’en n’ai pas trouvé d’autre pour vous partager mes petits « tips dodo ».

J’espère que vous aurez retenu ce qui me guide au quotidien : écouter mon instinct et les besoins de mon bébé, de mon enfant. Sentez-vous libre d’essayer telle ou telle autre chose si vous vous sentez en accord avec ce choix, cette pratique, que vous y croyez, et que vous avez le sentiment que ça pourra aider votre bébé. L’idée est toujours d’adapter tout ce que l’on peut lire ou entendre aux besoins propres et spécifiques de nos bébés.

De plus je tiens à nuancer mon article car ma liste est nécessairement subjective et je vous parle forcément et naturellement des choses qui ont fonctionné avec mes bébés ce qui peut ne pas être le cas chez vous ! Alors n’hésitez pas à partager en commentaire vos expériences à vous, les pratiques qui ont apaisé vos bébés, vos difficultés. Les échanges entre mamans, entre parents, quand ils sont bienveillants et dénués de jugement, sont une grande source de richesse !

Je vous souhaite de belles nuits à vous et vos bébés !

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